Parce que ses mots résonnent toujours et qu'il me paraissent si précieux ces derniers jours. Je vous partage la convention du citoyen oublié rédigé par Maria Montessori en 1947 . LE CITOYEN OUBLIÉ
Parce que ses mots résonnent toujours et qu'il me paraissent si précieux ces derniers jours. Je vous partage la convention du citoyen oublié rédigé par Maria Montessori en 1947 . LE CITOYEN OUBLIÉ "J'ai consacré ma vie à la recherche de la vérité. L’observation des enfants m’a permis de scruter la nature humaine à son origine, à la fois en Orient et en Occident, et, malgré quarante années de travail, l’enfance m'apparaît toujours comme une source intarissable de révélations et - dirai-je même - d’espérance. L’enfance m’a révélé l'unité de l'humanité. Les enfants parlent tous plus ou moins au même âge, quels que soient leur ethnie, leur milieu ou les circonstances : ils marchent, perdent leurs dents, à certaines périodes déterminées de leur existence. Dans certains autres domaines, en particulier dans le domaine psychique, ils présentent les mêmes caractères, les mêmes sensibilités. Les enfants sont les créateurs de l'homme qu’ils construisent. Ils prennent et assimilent la langue, la religion, les coutumes et les caractéristiques non seulement de l’ethnie et de la nation à laquelle ils appartiennent, mais aussi de la région délimitée dans laquelle ils grandissent. L’enfant se développe avec ce qu’il trouve autour de lui. Si ce qui est à sa disposition est pauvre, son œuvre sera pauvre. Dans la civilisation actuelle, l’enfant en est réduit au glanage. Pour se construire il prend, au hasard, ce qu’il trouve dans son environnement. L'enfant est le « Citoyen Oublié ». Et pourtant, si les hommes d’État et les éducateurs réalisaient un jour la force vertigineuse que représente, en bien ou en mal, l’enfance, je crois qu’ils lui accorderaient la priorité sur toutes les autres questions. . . . . (Suite en commentaire) . .